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La ruée vers l’or (1/2)

Dimanche 1er Juin, premier jour officiel de l’hiver!!! Sortez les blousons, les pulls et les écharpes! Terminé les shorts, les tee-shirts et les tongues. Maintenant, on se les gèle un point c’est tout!! Pour vous en europe, c’est intrinsèque : le mois de Juin annonce toujours l’été et les fameuses vacances qui vont de paire… Mais installez vous dans l’hemisphère sud et vous pourrez mettre à la poubelle toute votre logique calendaire : Ici il fait froid! Qu’importe! On en profitera mieux à Noël. :-)

Si mes souvenirs sont bons, la dernière fois que je vous ai laissé, il y a plus d’un mois maintenant, je logeais dans un backpacker, le Lords Lodge, et je venais d’être embauché en tant que représentant pour Aussie Farmers Direct.

C’est loin tout ça, bien loin… Depuis, de l’eau à coulé sur les ponts, vraiment beaucoup d’eau… Prêt pour la suite ?! Allez hop, en voiture Simone!!

IMG_2684Lancé dans la folle aventure commerciale d’Aussie Farmers Direct depuis la mi Avril, j’avais trouvé là plus qu’il ne m’en fallait pour améliorer mon pitoyable anglais en un temps record! Chaque jour de 15h à 21h, j’arpentais les différents quartiers de Melbourne en toquant aux portes, avec mon super tee shirt Aussie Farmers, mon carnet de commande et mes 5 sacs isothermes. Quel boulot formidable! Vendre des services de produits laitiers et de fruits-légumes sur le pas de la porte. Sur les 100 à 150 portes journalières, tu as la fabuleuse chance de te faire jeter d’emblée, soit gentiment soit bien violement, par environ 7 maisons sur 10. Si tu passes le premier mur, tu as le droit à plusieurs catégories de gens. Les vieux d’abord : tu passes 3/4h à leur expliquer tes produits et à les écouter raconter leurs vies, pour finalement entendre qu’ils préfèrent le marché du dimanche ou encore qu’ils n’ont plus de compte bancaire…!! Dans le même esprit : les chinois. Il faut abandonner de suite, c’est des attrape-couillons, il ne consomment jamais de produit laitier! Ensuite tu as ceux qui ne parlent pas, ou font semblant, de ne pas parler anglais – et quand c’est un représentant, ça les arrange bien évidemment -. Puis tu as ceux qui ne font rien de leurs longues journées, mais qui étrangement se trouvent très occupés et très pressés lorsque tu es à leur porte! Et puis heureusement, tu as une bonne catégorie de gens, ceux qui te font rentrer pour prendre une bière ou un thé et commander accessoirement. En résumé, il faut être fort pour ne pas se laisser démoraliser par toutes ces portes qui se claquent. Le bon côté des choses, c’est la traditionnelle tournée de bière parfois après le boulot, pour redonner le moral aux troupes, et tout ça aux frais de la société. Le salaire lui, c’est à la commission uniquement, et je ne peux pas dire que j’ai vraiment fait mon beurre avec. Finalement, l’anglais était à lui seul une motivation suffisante pour continuer.

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St Kilda, St Pier. 

Trois semaines plus tard, les ventes commencent à se faire rare : la motivation commerciale est à la baisse. Je perds mon temps et mon argent. Il est temps pour moi de changer de crémerie! Je décide donc de passer à la phase B!

Entre temps, j’ai quitté le backpacker pour une nouvelle colocation située a 30 minutes du centre en tram. Et là, je ne pouvais pas trouver meilleure auberge espagnole!! Pas moins de 10 collocataires à mon arrivée… Un néo-zélandais, un colombien, deux allemands, quatres anglais, un estonien et plus récemment un mauricien qui a remplacé William, un francais. Ça en fait du monde… Une maison assez grande, avec pas mal de commodités, et des managers sympa! Mis à part le fameux problème universel de la vaisselle et du nettoyage, tout se passe merveilleusement bien. C’est quelque chose à vivre, croyez moi!

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St Kilda, St Pier. 

Mais revenons à notre fameuse phase B! C’est, depuis le départ, le but principal de mon expatriation ici, outre le fait de voyager évidemment. Pour moi, c’est le moment critique de mon année, le moment à l’issu duquel je pourrai dire que je me suis planté ou pas en partant à l’autre bout du monde. Car évidemment, lorsque l’on se lance dans une aventure comme celle ci, rien n’est acquit d’avance, tout est à faire et on ne possède aucune certitude! Bref, pour moi c’est une étape plus qu’essentielle. Et cette étape, c’est bien entendu d’avoir une expérience anglo-saxonne dans mon domaine.

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St Kilda, St Pier. 

Voilà, je suis donc chomeur à temps plein, sans revenu, et je me lance dès la deuxième semaine du mois de Mai à la recherche d’un job en IT. D’abord les préparatifs: je refais correctement mon CV à l’australienne, appelé ici "Resume". Il comporte entre 3 et 4 pages classiquement et se veut bien plus détaillé qu’un CV français. Avec ça, je rédige une lettre de motivation type que j’adapterai suivant les boites. Pour terminer j’achète un costume le plus formel possible : costume noir, chemise blanche et cravate classique, ceci pour respecter le "dress code" australien, la règle d’usage pour les entretiens ici. Ceci fait, je peux enfin entamer le gros oeuvre : je postule sur les principaux sites de recherche d’emploi, sur les monster-like du continent. Melbourne : chaque jour 100 nouvelles offres en contractor (CDD) dans l’informatique, et globalement plus de 300 nouvelles offres tout contrats confondus. Il y a du potentiel, je le savais et le challenge semble réalisable! Étant en WHV (visa temporaire), je décide au départ de postuler, en toute logique, seulement aux contractors.

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St Kilda, St Pier. 

Première semaine, aucune réponse, aucun coup de fil. Deuxième semaine, je décide de lever une barrière et de postuler cette fois aux contrats full time, ainsi que de multiplier à nouveau les offres auxquelles je postule. Fin de semaine, je reçois enfin quelques coups de fils! Génial! Mais l’excitation retombe vite, mon anglais toujours moyen et mon visa temporaire me ferment la plupart des portes! Peu importe, ce n’est que le début, on continue! La semaine suivante, je persévère dans mes efforts et je postule à environ 10 à 15 postes chaque jour. Toujours le même topo : mails négatifs et coup de fils qui ne mènent pas à grand chose. Mais mon anglais au téléphone n’est plus autant hésitant que les premières fois, je me rend compte que je progresse… Semaine suivante, je continue à nouveau mes recherches, mais les finances commencent à se faire légères et j’envisage déjà de trouver un nouveau petit boulot pour subsister financièrement. La partie ne s’annonce pas aussi facile que je l’avais prévue, ce n’est pas évident. Mais restons positif, on continue!! Je n’ai quand même pas fait tout ce chemin pour rien!! Les portes qui se claquent ne me font plus peur, je connais ça et je suis capable de bien davantage!!! Je décide de poursuivre encore mes efforts.

Et effectivement, dès la semaine suivante, mes efforts semblent enfin payer….

Suite au prochain épisode!

~ benhua, le Dimanche 1 juin 2008.

7 Commentaires pour “La ruée vers l’or (1/2)”

  1. Génial des nouvelles de toi!! n’oublie pas 13 juin Melbourne Rod Laver aréna!!!

  2. j’ai hate de connaitre la suite…

  3. Je suis sure que tu vas trouver sans problème , courage. Sympa la photo avec le chapeau multicolore ça te vas très bien lol.
    Kiss claire

  4. Salut!!
    je te souhaite beaucoup de courage et tout plein de bonnes choses… Ne t’inquiète pas les portes qui claquent, ça marche aussi en france! Mais tout vient à point à qui sait attendre.

    gros bisous de Toulouse où le climat n’est pas génial (beaucoup de pluie et des températures oscillantes)

  5. Merci les amis!
    Ne vous inquiétez pas, la suite est positive, très positive! Donc ça devrait aller! Mais ces petits boulots, ca forge et on en apprend vraiment. Bon courage avec le temps pourri de Toulouse. Ici il fait froid, mais il ne pleut pas (ou peu).
    A très vite!

  6. Bonjour,

    Je suis une amie de Maggy, françoise je ne sais pas si tu t’en souviens ??? Je voulais te dire que tu as bien du courage dans tout ce que tu entreprends, et crois moi tu vas réussir, car tu as l’air d’un homme assez dynamique dans tes démarches, il faut foncer in the life !!! crois en ton étoile !!! Good Luck gros bisous

  7. Coucou Francoise,

    je me souviens de toi oui. Ca me fait très plaisir que tu reviennes voir le blog régulièrement. En tout cas merci pour tes encouragements! Tu peux maintenant lire la suite de ce premier article, histoire de voir ce que ca donne de croire en son étoile…
    Bisous miss.